Le défi des 31 portraits pour l'inauguration d'AiRT de Famille
L’art ne se cantonne plus à des lieux prédisposés et définis. Il se trouve partout autour de nous, y compris dans l’upcycling. C’est avec cette philosophie que l’agence de communication lyonnaise Metronomi, avec qui j’ai le plaisir de collaborer depuis 10 ans, vient d’inaugurer l’édition 2026 de son festival AiRT DE FAMILLE.
L’événement prend place cette année sur les Toits du Centre d’Échanges de Lyon Perrache et invite le grand public à venir déambuler dans un labyrinthe de scénographies créées par 31 artistes.
À l’occasion de cette nouvelle édition, les équipes du festival m’ont confié une mission exigeante : réaliser le portrait de chacun des 31 artistes au milieu de leur scénographie.
Un triple défi : Timing, lumière et direction de modèle
10 minutes chrono par personne
L’ensemble des portraits devait être réalisé le jour de l’inauguration, l’unique moment où l’intégralité des artistes était présente. Sans aucun repérage possible en amont, la gestion du temps était cruciale. J’ai disposé d’environ 10 minutes par personne. Il a fallu analyser le cadre, trouver l’idée, installer le matériel et diriger le mdoèle et déclencher dans ce laps de temps sur chaque scènographie!
Maîtriser une lumière hétérogène
Chaque scénographie possédait son propre éclairage. Les sources lumineuses, parfois très créatives, n’étaient pas toujours adaptées pour un portrait humain. Pour résoudre ce problème technique, j’ai déployé une approche agile : l’utilisation d’un flash déporté sur trépied, équipé de modeleurs et de gélatines de couleur. Cette technique m’a permis d’éclairer le sujet tout en respectant scrupuleusement l’ambiance lumineuse et l’intention originelle de chaque scénographie.
La direction" au service des artistes
Si ces 31 artistes excellent dans leur art, ils ne sont pas tous à l’aise lorsqu’ils passent devant l’objectif. Le manque de temps aurait pu générer de la crispation. Pour désamorcer cette appréhension en quelques secondes, j’ai utilisé ma technique du « portrait conversationnel ». L’objectif n’est pas de diriger un modèle de manière rigide, mais d’installer un dialogue bienveillant. L’intensité de ces rencontres, bien que brèves, a été le véritable moteur de cette journée.
Défendre l'hyper-authenticité de la création manuelle
Dans un monde aujourd’hui saturé par les images synthétiques générées par l’IA, prouver la réalité d’un savoir-faire n’a jamais été aussi vital. Ce festival montre de vraies personnes qui redonnent vie à de vrais objets avec leurs mains. Il était donc essentiel que les photographies traduisent cette vérité sans artifices. C’est pourquoi, comme pour l’ensemble de mes reportages corporate, ces portraits constituent un véritable patrimoine visuel, certifié ancré dans le réel.
Remerciements
Je tenais à formuler des remerciements appuyés pour cette belle aventure humaine et collective :
- Un immense merci aux 31 artistes pour s’être prêtés au jeu dans l’urgence de l’inauguration et pour m’avoir fait une confiance aveugle.
- Gaelle Viegas, Directrice du Festival, pour son leadership.
- Caroline Chapuy, Directrice Adjointe du Festival, pour l’organisation millimétrée.
- Romain Teichner, Directeur de Création du festival, pour sa vision.
Pour découvrir ces scénographies fascinantes et donner une seconde vie aux objets du quotidien, je vous invite vivement à visiter le site du festival et à vous rendre sur place :











